jeudi 17 octobre 2013

Chez les enfants du Nil au MúSIC

Lors de la semaine du 14 au 18 octobre, les enfants de toutes les classes de l'école Pablo Picasso sont allés au MúSIC, le Musée des Instruments de Céret inauguré en mai dernier, pour découvrir et participer à l'exposition "Chez les enfants du Nil".
source: MúSIC, Musée des Instruments de Céret
Cette exposition, réalisée par la jeune réalisatrice Aurélie Chauleur et par Alain Weber autour du documentaire poétique "Les Enfants du Nil", explore les qualités tactiles, les caractéristiques gustatives, olfactives et visuelles, ainsi que le monde sonore de l'environnement traditionnel égyptien. Les enfants découvrent ainsi des épices du marché, des photographies, des instruments à jouer, des vêtements et turbans à essayer, des jeux de dominos, et apprenent à compter jusqu'à dix en langue arabe...
source: MúSIC, Musée des Instruments de Céret

La visite commence par la projection du documentaire "Les Enfants du Nil". Aurélie Chauleur met en scène Abou Djoud, le quartier gitan de Louxor, en Égypte, non loin du temple de Karnak. 


Mostra un mapa més gran

Voici quelques photos du temple de Karnak, de la vallée des Rois et de la ville de Louxor, ainsi que des visites virtuelles des temples si vous souhaitez en savoir plus.











 









Dans le quartier d'Abou Djoub vivent Raouda et Bastoud, deux enfants issus de la famille nombreuse de Mohammed Murad Medjali, joueur de Rabâbah du groupe mondialement connu "les Musiciens du Nil". 




À pied, à cheval ou en felouk, Raouda et Bastoud nous emmènent découvrir leur quotidien et nous font explorer leur univers : la ruelle, le quartier, les bords du Nil, et les fêtes traditionnelles. Dans cette autre vidéo, ils nous montrent les gourmandises dont raffolent les petits Égyptiens, comme par exemple la barbe à papa ou la canne à sucre:



Après avoir vu le documentaire, les enfants sont passés par différents ateliers. Ils ont appris à compter jusqu'à dix en arabe à partir d'une petite vidéo:

source: MúSIC, Musée des Instruments de Céret
Les sacs découvertes leur ont permis de prendre connaissance de ce que les mamans égyptiennes achètent lorsqu'elles vont au souk: épices, odeurs et saveurs diverses et inconnues...
 
source: MúSIC, Musée des Instruments de Céret
Non, ce ne sont pas des cailloux vert ou du foin jaune, mais bien des pois cassés et de la citronnelle d'Égypte....  

Nos petits se sont déguisés avec la galabeya, le turban, et le foulard...
source: MúSIC
 












Ils ont joué aux dominos, jeu très prisé par les Égyptiens... 
 

Ils ont aussi goûté le Tam, boisson appréciée des petits Égyptiens et réalisée à base du fruit du tamarinier (cliquez sur le lien ci-dessus pour apprendre à le faire): 

Les visiteurs du MúSIC sont par ailleurs accueillis, le temps de l'exposition, par un verre de Karkadé, autre boisson égyptienne très connue et réalisée à partir des fleurs d'hibiscus (aussi appelée Bissap au Sénégal).
source: MúSIC
Finalement, les enfants se sont essayés aux rabâbahs, instruments de musique égyptiens spécialement préparés pour eux:

source: MúSIC

En plus de la rabâbah,  ils ont découvert d'autres instruments typiquement égyptiens, dont l'arghûl al-kebyr, un des instruments à vent les plus anciens au monde, qui remonte à l'Antiquité et évoque l'aulos grec; 
Source: MúSIC
le mizmar, instrument virtuose grâce aux zoumarins, les spécialistes de cet instrument installés à Djarâjos, près de Louxor;
source: MúSIC
ou encore le riqq (târ au Maghreb), tambourin pourvu de 5 ou 10 cymbalettes;
source: MúSIC
le tablah baladi à double membrane qui accompagne les ensembles de hautbois mizmar:
source: MúSIC
ou encore la darrabukka ou tabla: 
source: MúSIC
Certains de ces instruments sont joués pendant les fêtes populaires en Égypte, comme on peut le voir dans les rue du quartier Abou Djoud de Louxor dans le documentaire "Les enfants du Nil": 




Finalement, pour terminer, voici une brève représentation des Musiciens du Nil au musée du quai Branly à Paris, où vous pourrez prendre le temps d'observer et d'écouter ces instruments traditionnels:


lundi 30 septembre 2013

À la découverte des phasmes...

Un bien curieux véhicule était garé dans la cour de l'école du Pont du diable le matin du 30 septembre... Le CARABUS ressemblait à un scarabée géant, qui, après avoir déployé ses ailes, allait entraîner les enfants de grande et moyenne section à la découverte du monde des insectes et des phasmes.


Stéphanie Dubois, l'animatrice de l'association Insectes et Nature était venue nous faire connaître, apprécier et respecter le fascinant monde des insectes. La présentation de diverses peluches et la reconstitution par les enfants d'une fourmi géante nous a permis de fixer les bases de l'entomologie, de découvrir la différence entre les sauterelles et les criquets, et d'apprendre que les araignées ne sont pas des insectes mais des arachnides, puisqu'elles n'ont pas six mais huit pattes...


Alors que certains s'essayaient à visualiser ces belles petites bêtes au microscope,

de curieuses petites boîtes au couvercle jaune ont fait leur apparition dans la cour et ont attiré l'attention de tous, petits et grands... 













Les enfants, à leur grande joie, ont pu prendre dans leurs mains et caresser délicatement les habitants inoffensifs de ces boîtes, en particulier de belles chenilles ainsi que des phasmes asiatiques.










Finalement, nous sommes allés observer les arthropodes in situ, au Chemin du Moulin, munis de petites boîtes équipées de loupes et de filets à papillons pour les insectes volants...

Petits et grands ont bien cherché et ont fait de nombreuses trouvailles, le mot d'ordre étant, bien sûr, de bien prendre soin de ne pas blesser les petites bêtes et de les relâcher à l'endroit exact où on les avait capturées... 

L'atelier découverte et la sortie à la rivière ont rencontré un franc succès et ont en toute certitude contribué à développer le respect et la curiosité envers les insectes. 

Pour finir avec une note d'humour, voici un petit court-métrage animé que vous connaissez peut-être et qui fera -nous l'espérons- sourire petits et grands... 


Minuscule Saison 2: Ivre de vitesse par Minuscule




mercredi 25 septembre 2013

Bouchons d'amour: sortie à Saint-Nazaire

Le lundi 23 septembre en fin d'après-midi, des parents avec leurs enfants de moyenne et grande section, CP et CE1, ainsi que Laurent Delclos, le commerçant qui avait collecté des bouchons dans son magasin sont allés à Saint-Nazaire pour porter près de 200 kilos de bouchons au dépôt de l'association Les bouchons d'amour. 
 

Dans ce dépôt attenant au stade municipal de Saint Nazaire, cédé à l'association par la mairie, quatre volontaires dont la présidente de l'association pour les P-O. consacrent tous leurs lundis après-midi à trier les bouchons.
 


Tous les bouchons de moins de 12 cm de diamètre sont acceptés, exceptés les médicaments et les bouchons sécurisés (pour les produits dangereux). Les enfants ont bien évidemment voulu participer au triage.

Une fois triés, les bouchons vont remplir des sacs cédés par la Poste centrale de Perpignan, qui sont alors stockés dans le local. 


Lorsque le local est rempli de bouchons (ce qui équivaut à un peu plus de 10 tonnes), l'association organise un transport pour les amener en Belgique, au siège, où ils seront vendus au poids (s'ils sont bien triés, le prix est de 280 euros/tonnes) pour être ensuite broyés et transformés en palettes en plastiques ou en composteurs. Voici le détail de la collecte totale depuis le mois de mai 2005. L'argent est remis aux associations Handisport et Handichiens qui achètent finalement du matériel pour des personnes handicapées.

L'association travaille avec des transporteurs du Nord qui mettent gratuitement à disposition leurs camions revenant d'Espagne et remontant à vide. Le dernier transport a eu lieu au mois de mars: ce jour-là, des volontaires sont venus aider à charger le camion. La président de l'association calcule que le prochain chargement devrait se faire au mois de décembre. Tous les volontaires sont les bienvenus pour donner un coup de main!

L'OPÉRATION DE COLLECTE DE BOUCHONS CONTINUERA PENDANT TOUTE L'ANNÉE SCOLAIRE. VOUS POUVEZ CONTINUER À APPORTER VOS BOUCHONS DANS LES ÉCOLES, MERCI D'AVANCE!!




lundi 23 septembre 2013

Rythmes scolaires : Pétition le mardi 24 septembre

Les syndicats d'enseignants ( SNUipp 66) demandent une dérogation au passage à la semaine de 4 jours et demi dans les PO.

Après la diffusion de la pétition contre une réforme des rythmes non financée, qui dégradera les conditions de travail des enseignants et creusera les inégalités territoriales et sociales au détriment des élèves, le Conseil Syndical du SNUipp-FSU 66 a décidé de proposer un plan d'actions qui se décline comme suit :


- lundi 2 septembre : publication de la pétition dans le journal du SNUipp 66 "Fenêtre/cours 66"
- mardi 9 septembre : envoi de la lettre du SNUipp 66 au ministre
- jeudi 19 septembre : conférence de presse

- mardi 24 septembre : journée d'action avec la signature de la pétition devant les écoles

Le SNUipp 66 organise une conférence de presse jeudi pour médiatiser cette mobilisation.
A l’issue de cette journée, le SNUipp invitera les collègues et les parents d’élèves à interpeller leurs élus en leur remettant les photocopies des pétitions.
Les originaux seront transmis directement au Préfet lors de la manifestation du samedi 12 octobre (matin).
- vendredi 11 octobre : consultations locales (lors des élections de parents d'élèves).
- samedi 12 octobre (matin) : manifestation départementale (avec dépôt des pétitions en préfecture

Vous trouverez également des informations complémentaires sur le lien ci-aprés http://66.snuipp.fr/spip.php?article575

La signature de la pétition sera organisée demain, mardi 24 septembre. 

Un bureau sera tenu devant l'école maternelle du Pont, de 8h50 à 9h et de 16h55 à 17h05.

samedi 21 septembre 2013

Terra ignis, de Miquel Barceló



Le vendredi 20 septembre, les enfants de moyenne et grande section de l'école du Pont du Diable sont allés voir l'exposition Terra ignis de l'artiste marjorquin Miquel Barceló, au musée d'art moderne de Céret.



Karine nous a accueillis à l'entrée du musée pour nous faire découvrir Miquel Barceló, artiste majorquin né en 1957 à Felanitx (Majorque est aussi l'île qui a vu naître le peintre Joan Miró).


Il est l'auteur, entre autres chef-d'oeuvres, de l'impressionnant plafond de la salle des droits de l'homme au Palais des Nations Unies à Genève) ou du mur de céramique qui recouvre l'intérieur de la Seu, la cathédrale de Palma de Majorque:
Palais des Nations Unies, Genève. Source: http://terredecompassion.com

La Seu, Cathédrale de Palma de Majorque. Source: wikicommons

Dans la première salle, nous avons parlé du processus de fabrication de la céramique et du fait que Miquel Barceló séjourne au Mali. Karine nous a enseigné des photos des maisons en terre et en torchis que l'on peut trouver dans la campagne malienne.


En particulier, Miquel Barceló s'est inspiré de la falaise de Bandiagara au pays Dogon, qu'il a découverte en 1988.


Elle nous a également fait remarquer la spécificité du travail de Barceló sur la céramique (exploration des déformations de la matière qui donnent à cette dernière l'aspect d'objets inattendus comme des guitares ou des fleurs par exemple; matière déformée, fendue et craquelée sous l'effet des briques qui l'écrasent).

source: www.musee-ceret.com
Karine nous a ensuite expliqué certaines techniques de Miquel Barceló consistant à marquer la céramique des ses empreintes (doigts ou autres parties de son corps) ou encore à y projetter de petites boulettes de terre.
Source: www.musee-ceret.com

Le mur de briques a particulièrement attiré l'attention des enfants. Ce mur est composé de diverses pièces réalisées dans la tuilerie briquetterie où Barceló crée à Majorque. Il s'agit d'une oeuvre unique: à chaque exposition, ce mur est renouvelé par de nouvelles pièces et une nouvelle structuration.
 
Source: www.musee-ceret.com
Nous nous sommes amusés à reconnaître divers animaux dans ce mur: têtes de chèvres, de taureaux, une tête de singe qui faisait penser à un crâne, un poisson qui ressemblait à une baleine...  Il y avait aussi des briques, des pièces trouées avec des doigts, des colonnes et des chapiteaux d'inspiration grecque...


Comme il l'explique (en catalan) dans une interview réalisée dans la cour du musée lors du montage de l'exposition, au contraire du mur de Berlin, symbole de la séparation, ce mur fragile et instable est placé au centre de la salle; il est percé de trous: on peut voir à travers, les oiseaux peuvent y construire leurs nids. 


Nous sommes finalement passés dans les deux dernières salles de l'expostion avec de grandes jarres représentant  des hommes, des animaux et des plantes des fonds marins (Miquel Barceló aime la plongée) et où l'artiste se décline sous différentes postures dans une série d'auto-portraits (moi en train de dessiner, moi en train de plonger, moi en train de fumer, moi en train d'observer...)

Source: www.musee-ceret.com


Le temps a passé très vite et cela nous a bien donné l'envie de retourner au musée pour revoir l'exposition avec plus de temps...Nous avons jusqu'au 12 novembre 2013 pour le faire...