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dimanche 12 avril 2015

La Fundació Miró


Les enfants de CP et de CE1 de l'école Pablo Picasso ont fait l'aller-retour Céret-Barcelone-Céret pour visiter la Fundació Miró, car ils travaillaient sur cet artiste catalan depuis le début de l'année scolaire.

Après un pique-nique sur la colline de Montjuïc, dans un parc juste à côté de la Fundació, les enfants ont pu rentrer dans le musée et admirer d'immenses "sobreteixits" (toiles tissées à trois dimensions puis peintes ou ornées de divers objets) qui ont éveillé leur intérêt et leur curiosité. 



La toile Mans volant cap a les constel.lacions (1974) a particulièrement alimenté leur imagination et suscité nombre de commentaires et de suggestions d'interprétation: 


La salle suivante était consacrée à la sculpture et les enfants ont pu découvrir Parella d'enamorats dels jocs de flor d'ametllers (1975), maquette d'une célèbre sculpture du quartier de La Défense à Paris:


Ensuite, nous nous sommes répartis en petits groupes et sommes partis à la découverte des différentes oeuvres et à la recherche de motifs récurrents chez Miró. Pendant toute la visite, la curiosité des enfants a été constante et nombreuses ont été les mains à se lever:


Le clou de la visite était la terrasse, avec une magnifique vue sur Barcelone et un soleil éclatant, où les maîtresses ont remis aux enfants les cahiers de dessins préalablement décorés par chacun en classe.



Il s'agissait alors de dessiner et de colorier l'une des nombreuses statues de Miró qui donnent vie à la terrasse de la Fundació. Il y avait l'embarras du choix! 

                             





Nos artistes en herbe ont vraiment pris à coeur ce moment de dessin sur la terrasse:


Et les résultats étaient au rendez-vous...


La journée a passé très vite, il était déjà l'heure de rentrer à Céret. Avant de quitter Barcelone, le bus a fait le tour du parc Joan Miró, près de la Plaça Espanya, et nous avons pu admirer grandeur nature une sculpture dont nous avions vu la maquette à la Fundació: La dona i l'ocell


Voilà donc une autre journée bien remplie qui s'est passée sans encombre. L'objectif d'éveiller la curiosité et la créativité des enfants a été atteint. Nous retournerons très volontiers sur la terrasse de la Fundació Miró pour admirer Barcelone... 

















mardi 24 février 2015

Gaudí à la Maison du Patrimoine

Les mercredis 14, 21 et 28 janvier, les enfants de CP, CE1 et CE2 de l'école Pablo Picasso ont participé à un atelier de modelage autour de Gaudí et du Modernisme à la Maison du Patrimoine.


Après quelques explications sur le travail avec l'argile et sur les caractéristiques des trencadissos de Gaudí, Chloé a proposé aux enfants de travailler, selon les classes, sur des sculptures en trois parties (CE1 - CE2) ou sur des plaques pour postérieurement réaliser un mobile.


Les enfants se sont essayé à modeler l'argile, à l'incruster avec des objets de la vie quotidienne qu'ils avaient apportés les jours précédents à l'école, et à les peindre avec des paillettes. 




Le résultat final était très réussi:

Pendant que la moitié du groupe participait à l'atelier modelage, l'autre moitié réalisait un jeu de piste entre la fontaine Picasso et la Place des Tilleuls. Les enfants ont d'abord dû chercher divers motifs sur la fontaine Picasso. 




Rue Danton, ils ont découvert une façade avec des notes de musique: 


Place des Tilleuls, ils ont observé les reproductions des tableaux de Chaïm Soutine et dessiné, à sa manière, des troncs tortueux autour de la place: 


Pour clôre cette matinée culturelle, les enfants ont relevé l'empreinte du grand platane qui domine la place autour de la fontaine Picasso. 




mercredi 1 octobre 2014

Le peintre et l'arène


Mercredi 1er octobre 2014, les enfants des sections bilingues de CP, CE1 et CE2 de l'école Pablo Picasso sont allés au Musée d'Art Moderne pour une visite guidée de l'exposition "Le peintre et l'arène".

L'exposition s'ouvre sur la Tauromaquia de Goya, une série de 40 estampes de l'artiste espagnol qui a inauguré la représentation picturale moderne de la corrida.



Dans les salles adjacentes, aux murs en rose et jaune  -aux couleurs de la cape du toreador, les enfants ont découvert la figure du Minotaure, mi-homme mi-taureau, à travers diverses oeuvres de Juan Gris et de Pablo Picasso. 

Juan Gris, Torero
Pablo Picasso, Minotaure

L'animatrice nous a expliqué l'histoire du Minotaure, enfermé par le roi Minos dans un labyrinthe et qui y dévorait de jeunes enfants amenés en sacrifice, puis celle de Thésée venu le tuer et s'échappant du labyrinthe grâce au fil d'Ariane qu'il avait préalablement déroulé en y entrant.




Les enfants ont ensuite pu contempler le chef-d'oeuvre de l'exposition, la collection de coupelles tauromachiques léguées par Picasso au musée et dont la dernière été récemment rachetée à un collectionneur américain pour parfaire la série.  Dans le creux de chaque coupelle, dont l'espace se confond avec celui de l'arène et de ses gradins, l'artiste joue avec la perspective, suit le mouvement de l'ombre et de la lumière, relate différents moments de la corrida, s'intéresse au combat dans l'arène comme à la vision des spectateurs dans les tribunes. Progressivement, la lumière et le soleil occupent la plus grande place au centre des coupelles et l'arène se transforme en un immense oeil figurant le regard de l'artiste. 



Au rez-de-chaussée, nous avons pu découvrir les collages d'Antonio Saura, frère du cinéaste espagnol Carlos Saura. 
 



Puis, après un petit détour dans la salle consacrée à Claude Viallat et à ses peintures sur des supports divers, les enfants ont particulièrement apprécié la Monumental arena, du peintre sétois Hervé Di Rosa, explosion de couleurs avant  la toile finale en blanc de Miquel Barceló.  


Dans ce tableau où les spectateurs devenus monstrueux dérobent le centre d'intérêt au spectacle tauromachique en lui-même, les enfants se sont amusés à reconnaître des référents culturels, parmi lesquels entre autres: Batman, Spiderman, l'homme invisible, robots de Starwars, et peut-être même Dali et Pablo Picasso lui-même. 

Nous, parents, avons vivement apprécié l'absence de parti pris pour ou contre la corrida de la part des animatrices. Le thème de la tauromachie a été abordé pour son intérêt pictural, sans chercher d'aucune manière à influencer les opinions que les enfants peuvent se faire de cette tradition. Il faut reconnaître que la tâche n'était pas si simple... 





samedi 21 septembre 2013

Terra ignis, de Miquel Barceló



Le vendredi 20 septembre, les enfants de moyenne et grande section de l'école du Pont du Diable sont allés voir l'exposition Terra ignis de l'artiste marjorquin Miquel Barceló, au musée d'art moderne de Céret.



Karine nous a accueillis à l'entrée du musée pour nous faire découvrir Miquel Barceló, artiste majorquin né en 1957 à Felanitx (Majorque est aussi l'île qui a vu naître le peintre Joan Miró).


Il est l'auteur, entre autres chef-d'oeuvres, de l'impressionnant plafond de la salle des droits de l'homme au Palais des Nations Unies à Genève) ou du mur de céramique qui recouvre l'intérieur de la Seu, la cathédrale de Palma de Majorque:
Palais des Nations Unies, Genève. Source: http://terredecompassion.com

La Seu, Cathédrale de Palma de Majorque. Source: wikicommons

Dans la première salle, nous avons parlé du processus de fabrication de la céramique et du fait que Miquel Barceló séjourne au Mali. Karine nous a enseigné des photos des maisons en terre et en torchis que l'on peut trouver dans la campagne malienne.


En particulier, Miquel Barceló s'est inspiré de la falaise de Bandiagara au pays Dogon, qu'il a découverte en 1988.


Elle nous a également fait remarquer la spécificité du travail de Barceló sur la céramique (exploration des déformations de la matière qui donnent à cette dernière l'aspect d'objets inattendus comme des guitares ou des fleurs par exemple; matière déformée, fendue et craquelée sous l'effet des briques qui l'écrasent).

source: www.musee-ceret.com
Karine nous a ensuite expliqué certaines techniques de Miquel Barceló consistant à marquer la céramique des ses empreintes (doigts ou autres parties de son corps) ou encore à y projetter de petites boulettes de terre.
Source: www.musee-ceret.com

Le mur de briques a particulièrement attiré l'attention des enfants. Ce mur est composé de diverses pièces réalisées dans la tuilerie briquetterie où Barceló crée à Majorque. Il s'agit d'une oeuvre unique: à chaque exposition, ce mur est renouvelé par de nouvelles pièces et une nouvelle structuration.
 
Source: www.musee-ceret.com
Nous nous sommes amusés à reconnaître divers animaux dans ce mur: têtes de chèvres, de taureaux, une tête de singe qui faisait penser à un crâne, un poisson qui ressemblait à une baleine...  Il y avait aussi des briques, des pièces trouées avec des doigts, des colonnes et des chapiteaux d'inspiration grecque...


Comme il l'explique (en catalan) dans une interview réalisée dans la cour du musée lors du montage de l'exposition, au contraire du mur de Berlin, symbole de la séparation, ce mur fragile et instable est placé au centre de la salle; il est percé de trous: on peut voir à travers, les oiseaux peuvent y construire leurs nids. 


Nous sommes finalement passés dans les deux dernières salles de l'expostion avec de grandes jarres représentant  des hommes, des animaux et des plantes des fonds marins (Miquel Barceló aime la plongée) et où l'artiste se décline sous différentes postures dans une série d'auto-portraits (moi en train de dessiner, moi en train de plonger, moi en train de fumer, moi en train d'observer...)

Source: www.musee-ceret.com


Le temps a passé très vite et cela nous a bien donné l'envie de retourner au musée pour revoir l'exposition avec plus de temps...Nous avons jusqu'au 12 novembre 2013 pour le faire...