Mardi 4 octobre, dans le cadre du jumelage entre Céret et la ville de Lüchow en Allemagne, des musiciens de l'école de musique de cette dernière ont offert un concert symphonique aux enfants des écoles primaires. Les classes de CE2, CM1, CM2 de l'école Pablo Picasso ainsi que des classes de l'école Marc Chagall ont assisté à la représentation à la salle de l'Union.
Un professeur et le chef d'orchestre Gerd Baumgarten ont tout d'abord présenté les différents groupes d'instruments constituant un orchestre symphonique, au son de l'ouverture du Carmen, de Bizet.
Après cette présentation très didactique et intéressante, le moment le plus marquant de la représentation a été l'interprétation du prélude du quatrième mouvement de la 9ème symphonie de Beethoven, communément connu sous le nom de l'Ode à la joie, d'après le poème An die Freude composé en 1785 par Friedrich von Schiller. Cette oeuvre, qui constitue aujourd'hui l'hymne de l'Union Européenne et du Conseil de l'Europe, célèbre grâce au langage universel de la musique les idéaux de fraternité, de paix et de solidarité entre les hommes incarnés par l’Europe.
Les enfants de l'école du centre avaient appris la version en français avec leur intervenante tandis que les enfants de l'école du Pont avaient préparé avec leurs enseignants respectifs la version en allemand. Ce sont donc les deux versions qui ont retenti à l'unisson, accompagnées par les instruments de l'orchestre, comme un symbole magnifique d'union entre les hommes, par-delà les différences de langues, de nationalités, les querelles de chapelles.
Voici les paroles chantées par les enfants du Pont cet après-midi ainsi que leur traduction en français:
Freude, schöner Götterfunken, Tochter aus Elysium!
Wir betreten feuertrunken, himmlische, dein Heiligtum.
Deine Zauber binden wieder, was die Mode streng geteilt,
Alle Menschen werden Brüder wo dein sanfter Flügel weilt.
Étincelle ô joie divine jaillie de l'Elysium!
L'allégresse nous anime pour entrer dans ton royaume.
Par ta magie sont unanimes des peuples jadis divisés,
Là où ton aile se pose règne la fraternité.
Soyons unis comme des frères d'un baiser au monde entier.
Les musiciens ont ensuite interprété la mélodie principale du film Pirates des Caraïbes de Klaus Badelt, que beaucoup d'enfants ont reconnue pour avoir vu le film.
Finalement, pour clôre la représentation - moment sublime - instruments à vent, à bois, à corde, percussions se sont accordés, par delà leurs différences, pour jouer une troisième fois l'Ode à la joie, alors qu'enfants, professeurs et accompagnants de toutes écoles confondues se donnaient la main pour former une chaîne et entonner, encore une fois en allemand et en français, cet hymne à la fraternité dans cette belle salle qui porte bien son nom.
Cette après-midi, c'est une fraternité au carré qui par trois fois a été chantée à Céret.
Hymne à la joie en allemand par concerts_radiofrance
Si vous voulez la retravailler avec vos enfants, vous trouverez plus d'informations des versions chantées en allemand et en français sur cette page.
Les musiciens de Lüchow donneront un concert ce vendredi 7 octobre à 20.30 à la Salle de l'Union.
Nous vous recommandons d'y aller avec vos enfants et d'entonner l'Ode à la joie.
Programme: (entrée 5 euros)
Rossini, Ouverture de Guillaume Tell
Dvorak, Symphonie du Nouveau Monde (1.Adagio - Allegro)
Camille Saint-Saens Allegro appassionato pour violoncelle et orchestre
Bizet, Carmen (1. Alegro giocoso 2. Allegro 3. Allegro moderato 4. Andantino - presto)
Brahms Danse Hongroise nº1
Johann Strauss, Valse "Les roses du Sud"
Johann Strauss, Polka "Sous le tonnerre de l'éclair"
Chostakovitsch Valse nº2
Chuck Mangione The children of Sanchez
Klaus Badelt, Pirates des Caraïbes.
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mardi 4 octobre 2016
Fraternité au carré
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Fraternité au carré
Mardi 4 octobre, dans le cadre du jumelage entre Céret et la ville de Lüchow en Allemagne, des musiciens de l'école de musique de cette dernière ont offert un concert symphonique aux enfants des écoles primaires. Les classes de CE2, CM1, CM2 de l'école Pablo Picasso ainsi que des classes de l'école Marc Chagall ont assisté à la représentation à la salle de l'Union.
Un professeur et le chef d'orchestre Gerd Baumgarten ont tout d'abord présenté les différents groupes d'instruments constituant un orchestre symphonique, au son de l'ouverture du Carmen, de Bizet.
Après cette présentation très didactique et intéressante, le moment le plus marquant de la représentation a été l'interprétation du prélude du quatrième mouvement de la 9ème symphonie de Beethoven, communément connu sous le nom de l'Ode à la joie, d'après le poème An die Freude composé en 1785 par Friedrich von Schiller. Cette oeuvre, qui constitue aujourd'hui l'hymne de l'Union Européenne et du Conseil de l'Europe, célèbre grâce au langage universel de la musique les idéaux de fraternité, de paix et de solidarité entre les hommes, incarnés par l’Europe.
Les enfants de l'école du centre avaient appris la version en français avec leur intervenante tandis que les enfants de l'école du Pont avaient préparé avec leurs enseignants respectifs la version en allemand. Ce sont donc les deux versions qui ont retenti à l'unisson, accompagnées par les instruments de l'orchestre, comme un symbole magnifique d'union entre les hommes, par-delà les différences de langues, de nationalités, les querelles de chapelles.
Voici les paroles chantées par les enfants du Pont cet après-midi ainsi que leur traduction en français:
Freude, schöner Götterfunken, Tochter aus Elysium!
Wir betreten feuertrunken, himmlische, dein Heiligtum.
Deine Zauber binden wieder, was die Mode streng geteilt,
Alle Menschen werden Brüder wo dein sanfter Flügel weilt.
Étincelle ô joie divine jaillie de l'Elysium!
L'allégresse nous anime pour entrer dans ton royaume.
Par ta magie sont unanimes des peuples jadis divisés,
Là où ton aile se pose règne la fraternité.
Soyons unis comme des frères d'un baiser au monde entier.
Les musiciens ont ensuite interprété la mélodie principale du film Pirates des Caraïbes de Klaus Badelt, que beaucoup d'enfants ont reconnue pour avoir vu le film.
Finalement, pour clôre la représentation - moment sublime - instruments à vent, à bois, à corde, percussions se sont accordés, par delà leurs différences, pour jouer une troisième fois l'Ode à la joie, alors qu'enfants, professeurs et accompagnants de toutes écoles confondues se donnaient la main pour former une chaîne et entonner, encore une fois en allemand et en français, cet hymne à la fraternité dans cette belle salle qui porte bien son nom.
Cette après-midi, c'est une fraternité au carré qui par trois fois triomphé à Céret.
Hymne à la joie en allemand par concerts_radiofrance
Si vous voulez la retravailler avec vos enfants, vous trouverez plus d'informations des versions chantées en allemand et en français sur cette page.
Les musiciens de Lüchow donneront un concert ce vendredi 7 octobre à 20.30 à la Salle de l'Union.
Nous vous recommandons d'y aller avec vos enfants et d'entonner l'Ode à la joie.
Programme: (entrée 5 euros)
Rossini, Ouverture de Guillaume Tell
Dvorak, Symphonie du Nouveau Monde (1.Adagio - Allegro)
Camille Saint-Saens Allegro appassionato pour violoncelle et orchestre
Bizet, Carmen (1. Alegro giocoso 2. Allegro 3. Allegro moderato 4. Andantino - presto)
Brahms Danse Hongroise nº1
Johann Strauss, Valse "Les roses du Sud"
Johann Strauss, Polka "Sous le tonnerre de l'éclair"
Chostakovitsch Valse nº2
Chuck Mangione The children of Sanchez
Klaus Badelt, Pirates des Caraïbes.
Un professeur et le chef d'orchestre Gerd Baumgarten ont tout d'abord présenté les différents groupes d'instruments constituant un orchestre symphonique, au son de l'ouverture du Carmen, de Bizet.
Après cette présentation très didactique et intéressante, le moment le plus marquant de la représentation a été l'interprétation du prélude du quatrième mouvement de la 9ème symphonie de Beethoven, communément connu sous le nom de l'Ode à la joie, d'après le poème An die Freude composé en 1785 par Friedrich von Schiller. Cette oeuvre, qui constitue aujourd'hui l'hymne de l'Union Européenne et du Conseil de l'Europe, célèbre grâce au langage universel de la musique les idéaux de fraternité, de paix et de solidarité entre les hommes, incarnés par l’Europe.
Les enfants de l'école du centre avaient appris la version en français avec leur intervenante tandis que les enfants de l'école du Pont avaient préparé avec leurs enseignants respectifs la version en allemand. Ce sont donc les deux versions qui ont retenti à l'unisson, accompagnées par les instruments de l'orchestre, comme un symbole magnifique d'union entre les hommes, par-delà les différences de langues, de nationalités, les querelles de chapelles.
Voici les paroles chantées par les enfants du Pont cet après-midi ainsi que leur traduction en français:
Freude, schöner Götterfunken, Tochter aus Elysium!
Wir betreten feuertrunken, himmlische, dein Heiligtum.
Deine Zauber binden wieder, was die Mode streng geteilt,
Alle Menschen werden Brüder wo dein sanfter Flügel weilt.
Étincelle ô joie divine jaillie de l'Elysium!
L'allégresse nous anime pour entrer dans ton royaume.
Par ta magie sont unanimes des peuples jadis divisés,
Là où ton aile se pose règne la fraternité.
Soyons unis comme des frères d'un baiser au monde entier.
Les musiciens ont ensuite interprété la mélodie principale du film Pirates des Caraïbes de Klaus Badelt, que beaucoup d'enfants ont reconnue pour avoir vu le film.
Finalement, pour clôre la représentation - moment sublime - instruments à vent, à bois, à corde, percussions se sont accordés, par delà leurs différences, pour jouer une troisième fois l'Ode à la joie, alors qu'enfants, professeurs et accompagnants de toutes écoles confondues se donnaient la main pour former une chaîne et entonner, encore une fois en allemand et en français, cet hymne à la fraternité dans cette belle salle qui porte bien son nom.
Cette après-midi, c'est une fraternité au carré qui par trois fois triomphé à Céret.
Hymne à la joie en allemand par concerts_radiofrance
Si vous voulez la retravailler avec vos enfants, vous trouverez plus d'informations des versions chantées en allemand et en français sur cette page.
Les musiciens de Lüchow donneront un concert ce vendredi 7 octobre à 20.30 à la Salle de l'Union.
Nous vous recommandons d'y aller avec vos enfants et d'entonner l'Ode à la joie.
Programme: (entrée 5 euros)
Rossini, Ouverture de Guillaume Tell
Dvorak, Symphonie du Nouveau Monde (1.Adagio - Allegro)
Camille Saint-Saens Allegro appassionato pour violoncelle et orchestre
Bizet, Carmen (1. Alegro giocoso 2. Allegro 3. Allegro moderato 4. Andantino - presto)
Brahms Danse Hongroise nº1
Johann Strauss, Valse "Les roses du Sud"
Johann Strauss, Polka "Sous le tonnerre de l'éclair"
Chostakovitsch Valse nº2
Chuck Mangione The children of Sanchez
Klaus Badelt, Pirates des Caraïbes.
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samedi 21 mars 2015
La petite flûte enchantée
Le vendredi 20 mars, 3 classes de l'école Pablo Picasso (CE2, CM1 et CM2) sont allés voir La petite flûte enchantée de Mozart à la salle de l'Union, mise en scène par Christian Papis et interprétée par la formation Musiques et Voix en Pays Catalans. Ce spectacle lyrique est un concentré des principaux moments et airs de sa grande soeur, La flûte enchantée, l'un des opéras les plus joués au monde. Les personnages principaux (6 solistes) étaient accompagnés par un piano, une célesta, une flûte, un piccolo et des percussions.
Trois minutes de retard sur l'horaire prévu et une salle comble ne nous ont pas permis d'assister à l'ouverture, célèbre répétition de trois accords, et que vous pourrez écouter en cliquant ici.
Le prince Tamino se voit sauvé d'un serpent monstrueux par la Reine de la Nuit. Celle-ci le charge d'aller délivrer sa fille Pamina, alors sous l'emprise de Sarastro et de son homme de main, Monostatos. Dans sa mission, le prince est accompagné par Pagageno, oiseleur bon vivant, très bavard mais peu courageux. La Reine de la Nuit leur confie deux instruments qui les aideront dans leur périple: à Tamino une flûte enchantée en or, fruit des quatre éléments, et à Papageno des grelots en argent. Ensemble, ils doivent affronter les épreuves qui se présentent à eux dans les temples de la Nature, de la Raison et de la Sagesse, afin de libérer Pamina.
Or, au cours de son voyage, Tamino découvre que les forces du mal ne sont pas du côté de Sarastro mais de celle de la Reine de la Nuit: cette dernière l'a trompé et est prête à tout pour se venger de Sarastro et accaparer son pouvoir. Apprenant que Tamino s'est rangé du côté de Sarastro, elle met un poignard dans les mains de Pamina un poignard en lui ordonnant d'assassiner ce dernier, sous peine d'être répudiée. Voici le fameux air de la Reine de la Nuit, en allemand (sous-titré en français).
Pamina ne peut se résoudre à tuer Sarastro et finit par rejoindre Tamino, dans un parcours truffé de mises à l'épreuve que Sarastro lui a infligées pour prouver qu'il est digne de conquérir Pamina. Finalement, ensemble ils surpassent la dernière épreuve; la Reine de la Nuit et sa suite sont anéanties. Papageno, qui n'a pas eu la constance ou le courage d'aller au bout des épreuves, déplore de ne pas avoir trouvé de compagne. Les enfants ont particulièrement apprécié le moment final où Papageno trouve enfin sa Papagena et où les tous les deux entonnent un fameux duo où ils célèbrent les plaisirs terrestres et la vie qui les attend:
Si Goethe disait à propos de La Flûte enchantée que l'oeuvre "se prête à des lectures multiples, procurant un plaisir simple à la foule et livrant des trésors secrets aux initiés", la mise en scène de Christian Papis n'a pas dérogé à cette observation, grâce aux personnages de Papageno et de Papagena, aux costumes multicolores alors que tous les autres personnages étaient vêtus de noir ou de blanc, avec des accessoires dorés ou argentés. Ces deux personnages de bons vivants hauts en couleur ajoutent une touche burlesque, comique, de farce, qui est avant tout celle qui a séduit les enfants.
Parallèlement, l'oeuvre délivre un message de tolérance universelle (les acteurs proviennent par ailleurs de trois continents, avec Sami Dahhani, un ténor d'origine marocaine dans le rôle de Tamino et Zhiling Chen, une soprano léger d'origine chinoise dans le rôle de la Reine de la Nuit et de Papagena) ainsi qu'un message d'amour et d'espérance: si les forces de la nuit semblent au début régner sur terre et sur les êtres, tout au long de l'oeuvre elles cèdent du terrain aux forces de la lumière, jusqu'à leur anéantissement final et Tamino comme Pamina choisissent librement de marcher ensemble vers la Sagesse.
Il est intéressant de remarquer que nous sommes allés voir ce spectacle le jour de l'éclipse solaire partielle. Ainsi, comme dans La Flûte enchantée, le soleil a regagné le terrain perdu sur l'ombre de la lune. Qui plus est, nous célébrons ce même jour l'équinoxe de printemps: tout comme à la fin de l'oeuvre de Mozart, les forces opposées deviennent complémentaires, le masculin se conjugue au féminin, l'obscurité à la lumière, et la nuit (nox) a la même durée que le jour. À nous maintenant de choisir d'être Papageno et Papagena dans leur quête de plaisirs terrestres ou de suivre les pas de Tamino et Pamina dans leur périple vers la sagesse.
Trois minutes de retard sur l'horaire prévu et une salle comble ne nous ont pas permis d'assister à l'ouverture, célèbre répétition de trois accords, et que vous pourrez écouter en cliquant ici.
Le prince Tamino se voit sauvé d'un serpent monstrueux par la Reine de la Nuit. Celle-ci le charge d'aller délivrer sa fille Pamina, alors sous l'emprise de Sarastro et de son homme de main, Monostatos. Dans sa mission, le prince est accompagné par Pagageno, oiseleur bon vivant, très bavard mais peu courageux. La Reine de la Nuit leur confie deux instruments qui les aideront dans leur périple: à Tamino une flûte enchantée en or, fruit des quatre éléments, et à Papageno des grelots en argent. Ensemble, ils doivent affronter les épreuves qui se présentent à eux dans les temples de la Nature, de la Raison et de la Sagesse, afin de libérer Pamina.
Or, au cours de son voyage, Tamino découvre que les forces du mal ne sont pas du côté de Sarastro mais de celle de la Reine de la Nuit: cette dernière l'a trompé et est prête à tout pour se venger de Sarastro et accaparer son pouvoir. Apprenant que Tamino s'est rangé du côté de Sarastro, elle met un poignard dans les mains de Pamina un poignard en lui ordonnant d'assassiner ce dernier, sous peine d'être répudiée. Voici le fameux air de la Reine de la Nuit, en allemand (sous-titré en français).
Pamina ne peut se résoudre à tuer Sarastro et finit par rejoindre Tamino, dans un parcours truffé de mises à l'épreuve que Sarastro lui a infligées pour prouver qu'il est digne de conquérir Pamina. Finalement, ensemble ils surpassent la dernière épreuve; la Reine de la Nuit et sa suite sont anéanties. Papageno, qui n'a pas eu la constance ou le courage d'aller au bout des épreuves, déplore de ne pas avoir trouvé de compagne. Les enfants ont particulièrement apprécié le moment final où Papageno trouve enfin sa Papagena et où les tous les deux entonnent un fameux duo où ils célèbrent les plaisirs terrestres et la vie qui les attend:
Si Goethe disait à propos de La Flûte enchantée que l'oeuvre "se prête à des lectures multiples, procurant un plaisir simple à la foule et livrant des trésors secrets aux initiés", la mise en scène de Christian Papis n'a pas dérogé à cette observation, grâce aux personnages de Papageno et de Papagena, aux costumes multicolores alors que tous les autres personnages étaient vêtus de noir ou de blanc, avec des accessoires dorés ou argentés. Ces deux personnages de bons vivants hauts en couleur ajoutent une touche burlesque, comique, de farce, qui est avant tout celle qui a séduit les enfants.
Parallèlement, l'oeuvre délivre un message de tolérance universelle (les acteurs proviennent par ailleurs de trois continents, avec Sami Dahhani, un ténor d'origine marocaine dans le rôle de Tamino et Zhiling Chen, une soprano léger d'origine chinoise dans le rôle de la Reine de la Nuit et de Papagena) ainsi qu'un message d'amour et d'espérance: si les forces de la nuit semblent au début régner sur terre et sur les êtres, tout au long de l'oeuvre elles cèdent du terrain aux forces de la lumière, jusqu'à leur anéantissement final et Tamino comme Pamina choisissent librement de marcher ensemble vers la Sagesse.
lundi 9 mars 2015
B&B
Lundi 9 mars, les CP-CE1-CE2 bilingues de l'école Pablo Picasso sont allés au Théâtre de l'Archipel de Perpignan pour assister à B&B, libre interprétation chorégraphique du conte La belle et la bête par la compagnie Zampa. Dans ce spectacle de danse à la mise en scène impactante, cathartique, les deux chorégraphes Magali Milian et Romuald Luydlin font danser la Belle et la Bête, et l'imaginaire s'empare de la scène.
L'histoire de La Belle et la Bête, que nos enfants ont souvent découverte à travers la version de Walt Disney, provient en fait du conte oral d'Amour et Psyché, relaté dans le roman d'Apulée, Les métamorphoses (IIe siècle ap. J-C). Psyché, en tant qu'allégorie de l'âme, est souvent représentée avec des ailes de papillons. Elle est si belle qu'on compare souvent sa beauté à celle de Vénus, provoquant la jalousie de cette dernière, qui ordonne à Cupidon de la rendre amoureuse du mortel le plus méprisable qui soit. Mais Cupidon se blesse avec sa propre flèche et tombe amoureux de Psyché. Le père de Psyché, désolé de la voir sans mari, supplie Apollon de la marier. Celui-ci est catégorique: elle doit être abandonnée sur un rocher, où un serpent volant -son futur époux- viendra la chercher. Psyché est abandonnée sur le rocher mais le vent la porte dans un palais merveilleux où son mystérieux époux -qui n'est autre que Cupidon- la rejoint chaque nuit dans l'obscurité, l'enjoignant de ne jamais chercher à connaître son identité. Poussées par la jalousie, ses soeurs réussissent à la convaincre que son mari est en fait un monstre horrible. Une nuit, pour s'en assurer, Psyché allume une bougie et découvre la beauté de Cupidon, mais une goutte de cire chaude réveille ce dernier qui s'enfuit, furieux d'avoir été trahi. Désespérée, elle devra subir diverses épreuves pour pouvoir à nouveau être unie à Cupidon.
Le conte de La Belle et la Bête est paru pour la première fois en France en 1740 sous la plume de Madame de Villeneuve, et a connu un grand succès à partir de la moitié du XVIIIème siècle. Une jeune femme, prénomée Belle, se sacrifie pour sauver son père, condamné à mort pour avoir cueilli une rose dans le domaine d'un terrible monstre. Contre toute attente, la Bête épargne Belle et lui permet de vivre dans son château. Elle s'aperçoit finalement que derrière les traits de l'animal, souffre un homme victime d'un sortilège.
Mis en scène dans le célèbre film du même nom par Jean Cocteau en 1946 La Belle et la Bête évoque les thèmes de l'amour et de la rédemption, de l'exclusion et du pardon.
« [Ce conte] apprend aux enfants à distinguer la laideur morale de la laideur physique, à favoriser le rayonnement d’une intelligence, d’un cœur, d’une âme que rend timide un extérieur ingrat. [...] Les deux sœurs de la Belle ont épousé deux gentilshommes dont l’un symbolise la beauté et l’autre l’intelligence ; ce n’est pas là le vrai fondement d’un amour solide, mais la bonté. [...] La Belle, voyant à quelle extrémité elle réduit par ses refus la pauvre Bête, passe sous l’impulsion de la compassion unie à l’estime, de l’amitié à l’amour. Des sentiments purs, estime, délicatesse, élégance morale, reconnaissance en sont les motifs. On trouve ici la justification des mariages fréquents à cette époque, entre hommes mûrs, souvent veufs, et filles très jeunes. Il ne restait à ces maris âgés qu’à entourer leur jeune épouse de tous les égards, et aux jeunes femmes à respecter la situation mondaine et la valeur des quadragénaires. »
(Marie-Antoinette Reynaud, Madame Leprince de Beaumont, vie et œuvre d'une éducatrice, 1971)
Dans le spectacle que nous avons vu au Théâtre de l'Archipel, les portes du sombre château s'ouvrent sur une musique effrayante, cauchemardesque, et dans l'obscurité, d'un magma en mouvement surgissent soudain les éléments du conte traditionnel: une rose rouge, un monstre, puis finalement Belle.

La Bête cherche à inspirer de l'amour à Belle, mais ayant été enfermé et privé du contact des hommes pendant longtemps, il ne sait pas bien s'y prendre. Voiles de mariée, peaux de bêtes, fleurs séchées, chaussures à talons... Au son de "My body is a cage" de Peter Gabriel, il la recouvre de maints artifices matériels mais aussi inutiles les uns que les autres. La Belle se trouve prisonnière dans la cage de sa beauté "à talons", où elle s'ennuie à mourir, et ne ressent pas d'amour pour la Bête.
En effet, dans La Belle et la Bête, la magie des contes traditionnels. où la belle (et passive) princesse tombe amoureuse du prince charmant au moment même où celui-ci entre en scène ne s'opère pas. La Bête a beau se démener pour faire sortir cette magie de ses mains, à la manière d'un apprenti sorcier, rien n'y fait.
La chanson de Peter Gabriel permet à la Belle de se débarrasser du carcan d'atours qui l'emprisonne dans la cage des apparences, alors qu'elle prend la plume pour en écrire les paroles. Alors, peu à peu, portés par une ambiance sonore aux mille et une sensations, les corps se fuient, se découvrent et se rencontrent. Finalement, la laideur et la beauté fusionnent, la Bête devient humaine et la Belle laisse libre cours à sa part plus animale; on apprend à maîtriser ses peurs et on se laisse séduire par ce que l'on redoutait: on grandit un peu, en somme.
Vous pourrez revoir deux scènes du spectacle que nous avons vu en cliquant sur ce lien (impossible d'insérer la vidéo directement dans ce billet; cliquer sur "vidéo" dans le menu de gauche). Et voici pour le plaisir une scène entre Jean Marais et Josette Day dans le film de Jean Cocteau:
![]() |
| Psyché ranimée par le baiser de l'Amour, Antonio Canova, Musée du Louvre |
![]() |
| La Belle et la Bête, illustration de Walter Crane, 1874 |
Mis en scène dans le célèbre film du même nom par Jean Cocteau en 1946 La Belle et la Bête évoque les thèmes de l'amour et de la rédemption, de l'exclusion et du pardon.
« [Ce conte] apprend aux enfants à distinguer la laideur morale de la laideur physique, à favoriser le rayonnement d’une intelligence, d’un cœur, d’une âme que rend timide un extérieur ingrat. [...] Les deux sœurs de la Belle ont épousé deux gentilshommes dont l’un symbolise la beauté et l’autre l’intelligence ; ce n’est pas là le vrai fondement d’un amour solide, mais la bonté. [...] La Belle, voyant à quelle extrémité elle réduit par ses refus la pauvre Bête, passe sous l’impulsion de la compassion unie à l’estime, de l’amitié à l’amour. Des sentiments purs, estime, délicatesse, élégance morale, reconnaissance en sont les motifs. On trouve ici la justification des mariages fréquents à cette époque, entre hommes mûrs, souvent veufs, et filles très jeunes. Il ne restait à ces maris âgés qu’à entourer leur jeune épouse de tous les égards, et aux jeunes femmes à respecter la situation mondaine et la valeur des quadragénaires. »
(Marie-Antoinette Reynaud, Madame Leprince de Beaumont, vie et œuvre d'une éducatrice, 1971)
Dans le spectacle que nous avons vu au Théâtre de l'Archipel, les portes du sombre château s'ouvrent sur une musique effrayante, cauchemardesque, et dans l'obscurité, d'un magma en mouvement surgissent soudain les éléments du conte traditionnel: une rose rouge, un monstre, puis finalement Belle.

La Bête cherche à inspirer de l'amour à Belle, mais ayant été enfermé et privé du contact des hommes pendant longtemps, il ne sait pas bien s'y prendre. Voiles de mariée, peaux de bêtes, fleurs séchées, chaussures à talons... Au son de "My body is a cage" de Peter Gabriel, il la recouvre de maints artifices matériels mais aussi inutiles les uns que les autres. La Belle se trouve prisonnière dans la cage de sa beauté "à talons", où elle s'ennuie à mourir, et ne ressent pas d'amour pour la Bête.
En effet, dans La Belle et la Bête, la magie des contes traditionnels. où la belle (et passive) princesse tombe amoureuse du prince charmant au moment même où celui-ci entre en scène ne s'opère pas. La Bête a beau se démener pour faire sortir cette magie de ses mains, à la manière d'un apprenti sorcier, rien n'y fait.
La chanson de Peter Gabriel permet à la Belle de se débarrasser du carcan d'atours qui l'emprisonne dans la cage des apparences, alors qu'elle prend la plume pour en écrire les paroles. Alors, peu à peu, portés par une ambiance sonore aux mille et une sensations, les corps se fuient, se découvrent et se rencontrent. Finalement, la laideur et la beauté fusionnent, la Bête devient humaine et la Belle laisse libre cours à sa part plus animale; on apprend à maîtriser ses peurs et on se laisse séduire par ce que l'on redoutait: on grandit un peu, en somme.
Vous pourrez revoir deux scènes du spectacle que nous avons vu en cliquant sur ce lien (impossible d'insérer la vidéo directement dans ce billet; cliquer sur "vidéo" dans le menu de gauche). Et voici pour le plaisir une scène entre Jean Marais et Josette Day dans le film de Jean Cocteau:
jeudi 5 mars 2015
Une chenille dans le coeur
Le jeudi 5 mars, les enfants de l'école Pablo Picasso (à l'exception des CE1-CE2 monolingues qui avaient déjà vu ce spectacle au Théâtre de l'Archipel) ainsi que de nombreux enfants de l'école Marc Chagall sont allés à la Salle de l'Union de Céret voir la pièce de théâtre Une chenille dans le coeur, de la compagnie Troupuscule, compagnie perpignanaise créée en 2005.
Ce spectacle de théâtre vivant, brillamment mis en scène par la réalisatrice Mariana Lézin qui est venue donner au public des clés de ce conte tout au début de la représentation, raconte la rencontre entre une petite fille qui n'a pas de colonne vertébrale et vit serrée dans un corset de bois devenu trop étroit, et un bûcheron solitaire, qui a coupé tous les arbres du pays des arbres.

Tous les arbres, sauf un, mais celui-là, c'est "son sien", le gardien de son passé, de ses souvenirs et des cendres de sa mère qu'il n'a jamais connue. Il a juré de ne jamais le couper. Or pour ne pas mourir étouffée, la petite fille a besoin d'un nouveau corset, plus grand, et seul le bûcheron, par son intervention, peut l'aider à rester en vie.
Commence alors un dialogue entre ces deux êtres que séparent leurs attentes et leurs discours, qui confrontent leurs souvenirs, leurs perceptions et leurs rêves. Un autre dialogue s'établit entre le présent de la narration et les histoires du passé, entre la réalité de la pièce jouée sous nos yeux et l'emboitement de petites histoires dans l'histoire, de piècettes dans la pièce.
Tous les personnages du conte sont présents: les arbres, la forêt, le loup, le bûcheron, la petite fille, les parents et les grands-parents... qui jouent sur les sentiments et les émotions, passant de la tragédie au drame, de la fureur à l'attendrissement, de l'indifférence à l'empathie, de la peur à l'humour... La pièce est par ailleurs placée sous le signe de la métamorphose: métamorphose de la petite fille en femme, du bûcheron solitaire en homme ayant une chenille dans le coeur, des arbres en hommes et des bûcherons en arbres, des louves en femmes et les hommes en loups, alors qu'acteur comme actrice interprètent indifféremment des rôles masculins et féminins.
La petite chenille immiscée dans le coeur du bûcheron se transforme en femme en même temps qu'une petite écharde se glisse dans le corps de ce dernier qui, tout en sauvant la petite fille, se transforme à son tour en végétal et sauve la forêt ainsi que le pays des arbres.
Ce spectacle très riche, à la mise en scène multiple et variée (théâtre, musique jouée en direct, écran animé) s'adresse à des publics de tous âges et pose des questions métaphysiques : qu'est-ce que la normalité? Qu'est-ce qu'un être unique? Où commence la vie et où s'arrête-t-elle? Qu'est-ce que la mort?
La pièce est une mise en scène de l'oeuvre éponyme de Stéphane Jaubertie, conte initiatique truffé de clins d'oeil évoquant certains travers de la société contemporaine. Une chenille dans le coeur, un spectacle de qualité pour les petits et pour les grands, qui a commencé sa tournée au Théâtre de l'Archipel et que vous pourrez voir ou revoir à Alenya le 6 mars, à Marjevols, Nîmes, puis dans le cadre du Festival d'Avignon Off du 4 au 26 juillet 2015.
Ce spectacle de théâtre vivant, brillamment mis en scène par la réalisatrice Mariana Lézin qui est venue donner au public des clés de ce conte tout au début de la représentation, raconte la rencontre entre une petite fille qui n'a pas de colonne vertébrale et vit serrée dans un corset de bois devenu trop étroit, et un bûcheron solitaire, qui a coupé tous les arbres du pays des arbres.
Tous les arbres, sauf un, mais celui-là, c'est "son sien", le gardien de son passé, de ses souvenirs et des cendres de sa mère qu'il n'a jamais connue. Il a juré de ne jamais le couper. Or pour ne pas mourir étouffée, la petite fille a besoin d'un nouveau corset, plus grand, et seul le bûcheron, par son intervention, peut l'aider à rester en vie.
Commence alors un dialogue entre ces deux êtres que séparent leurs attentes et leurs discours, qui confrontent leurs souvenirs, leurs perceptions et leurs rêves. Un autre dialogue s'établit entre le présent de la narration et les histoires du passé, entre la réalité de la pièce jouée sous nos yeux et l'emboitement de petites histoires dans l'histoire, de piècettes dans la pièce.
Tous les personnages du conte sont présents: les arbres, la forêt, le loup, le bûcheron, la petite fille, les parents et les grands-parents... qui jouent sur les sentiments et les émotions, passant de la tragédie au drame, de la fureur à l'attendrissement, de l'indifférence à l'empathie, de la peur à l'humour... La pièce est par ailleurs placée sous le signe de la métamorphose: métamorphose de la petite fille en femme, du bûcheron solitaire en homme ayant une chenille dans le coeur, des arbres en hommes et des bûcherons en arbres, des louves en femmes et les hommes en loups, alors qu'acteur comme actrice interprètent indifféremment des rôles masculins et féminins.
La petite chenille immiscée dans le coeur du bûcheron se transforme en femme en même temps qu'une petite écharde se glisse dans le corps de ce dernier qui, tout en sauvant la petite fille, se transforme à son tour en végétal et sauve la forêt ainsi que le pays des arbres.
Ce spectacle très riche, à la mise en scène multiple et variée (théâtre, musique jouée en direct, écran animé) s'adresse à des publics de tous âges et pose des questions métaphysiques : qu'est-ce que la normalité? Qu'est-ce qu'un être unique? Où commence la vie et où s'arrête-t-elle? Qu'est-ce que la mort?
La pièce est une mise en scène de l'oeuvre éponyme de Stéphane Jaubertie, conte initiatique truffé de clins d'oeil évoquant certains travers de la société contemporaine. Une chenille dans le coeur, un spectacle de qualité pour les petits et pour les grands, qui a commencé sa tournée au Théâtre de l'Archipel et que vous pourrez voir ou revoir à Alenya le 6 mars, à Marjevols, Nîmes, puis dans le cadre du Festival d'Avignon Off du 4 au 26 juillet 2015.
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dimanche 25 mai 2014
Rencontre de Théâtre Scolaire au Fort de Bellegarde
lundi 6 janvier 2014
CONCERT PIERRE ET LE LOUP
Le jeudi 21 novembre, dans le cadre de l'édition 2013 de l'Automne Musical en Vallespir, les élèves des classes de moyenne et grande sections ont pu assister au concert pédagogique de "Pierre et le loup" par l'orchestre symphonique de Canet, à la salle des échards du Boulou.
Conte musical pour enfants, écrit et composé en 1936 par le compositeur russe Serguei Prokofiev.
L'histoire est contée par le narrateur, accompagné par l'orchestre où chaque instrument incarne un personnage de l'histoire.

L'objectif est de faire découvrir aux enfants les instruments qui composent l'orchestre.
Conte musical pour enfants, écrit et composé en 1936 par le compositeur russe Serguei Prokofiev.
L'histoire est contée par le narrateur, accompagné par l'orchestre où chaque instrument incarne un personnage de l'histoire.
- Pierre le quator à cordes
- L'oiseau la flûte traversière
- Le chat la clarinette, etc...
L'objectif est de faire découvrir aux enfants les instruments qui composent l'orchestre.
mercredi 18 septembre 2013
Juin 2013: Concert de Crick Catacrec!
Avec un peu de retard, voici un article sur le concert du groupe Crick Catacrec, qui a été organisé par les déléguées des parents d'élèves en juin dernier.
Crick Catacrec est un groupe de cinq musiciens catalans qui résident à Barcelone et qui chantent habituellement dans les écoles élémentaires de la Catalogne sud. Le 24 juin dernier, ils sont venus chanter en catalan pour nous dans la cour de l'école maternelle, en présence de tous les enfants de l'école du Pont, des enfants de CP et de CE1 section bilingue de l'école Pablo Picasso ainsi que des parents qui étaient aussi invités.
Voici les chansons sur lesquelles nous avons chanté et dansé:
Le concert a été un grand succès et même si les enfants ne connaissaient pas toutes les chansons, ils les ont vite apprises. Nous espérons renouveler l'expérience et faire venir les Crick Catacrec l'an prochain!!
Crick Catacrec est un groupe de cinq musiciens catalans qui résident à Barcelone et qui chantent habituellement dans les écoles élémentaires de la Catalogne sud. Le 24 juin dernier, ils sont venus chanter en catalan pour nous dans la cour de l'école maternelle, en présence de tous les enfants de l'école du Pont, des enfants de CP et de CE1 section bilingue de l'école Pablo Picasso ainsi que des parents qui étaient aussi invités.
Voici les chansons sur lesquelles nous avons chanté et dansé:
- SALUDEM AMB LA MÀ
- LA FIRA
- TALÓ PUNTA
- EL CICLISTA DE PEGA
- FREGA’T LES MANS
- EN JOAN PETIT
- EL IANQUI
- CINC POMES
- PEU POLIDOR
- L’ELEFANT
- BOUGUIE-BOUGUIE
- DINS LA FOSCA
- L’ESQUIMAL
- LA CANÇÓ DE LA FELICITAT
- SI TU VAS AL CEL
Le concert a été un grand succès et même si les enfants ne connaissaient pas toutes les chansons, ils les ont vite apprises. Nous espérons renouveler l'expérience et faire venir les Crick Catacrec l'an prochain!!
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vendredi 31 mai 2013
Sortie au cirque Medrano
Le vendredi 31 mai, dans le cadre du projet pédagogique 2012-2013 sur le cirque, les enfants de toutes les classes de l'école Pablo Picasso sont allés voir un spectacle du cirque Medrano à Perpignan. Le cirque Medrano est considéré comme l'un des plus importants cirques
français en tournée, avec son chapiteau de 1500 places. Chaque année, cette institution parmi les quatre plus grands cirques français itinérants propose un nouveau spectacle, avec des
numéros choisis dans les plus grands festivals.
Fondé en 1897 par Geronimo Medrano, un clown né à Madrid en 1849, le cirque Medrano a aujourd'hui l'envergure d'un village à lui tout seul. Pas facile de déplacer toute l’année ce convoi de 2,5 km, avec ses quarante camions-remorques et ses vingt caravanes tractées qui transportent toujours de nuit quelques 120 personnes, 80 animaux et le stock de 10 tonnes de paille et foin...
L'équipe est composée d’une vingtaine d’artistes sous contrat à l’année et la centaine de salariés nécessaire (au siège, à Toulouse, 20 salariés assurent communication et administration). Beaucoup de corps de métiers sont présents : soigneurs, chauffeurs- monteurs, cuisiniers (les repas des salariés sont préparés et servis au village), mais aussi deux soudeurs, trois électriciens, trois mécaniciens, une intendante chargée de tous les achats. Un camion frigo permet de stocker 500 kg de bœuf et 300 kg de poulet pour 15 jours. Une lingère lave et repasse les tenues de scène des artistes dans un camion garde-robe spécialement aménagé. Les soigneurs sont formés spécifiquement selon les animaux respectant scrupuleusement les normes sanitaires draconiennes. Les éléphants, par exemple, doivent boire plus de 200 litres d’eau par jour.
Le jour du spectacle, le chapiteau était plein à craquer, ce qui a impliqué une attente pas toujours très facile pour nos petits, le temps de laisser entrer et s'installer toutes les classes.
Les tigres de Bengale ont eu l'honneur d'inaugurer le spectacle avec leur dompteuse Sarah Houcke. L'appréhension de certains s'est vite transformée en attention captivée.
Vous pouvez si vous le souhaitez l'écouter parler de ses "grands chats" dans la vidéo suivante:
D'autres animaux ont défilé sur la piste tout au long du spectacle: chameaux et lamas, éléphants, chevaux et poneys...
Les enfants ont aussi eu le plaisir de voir des acrobates réaliser certains des exercices qu'ils avaient eu même travaillé pour leur première représentation en janvier dernier, comme par exemple les cerceaux, et surtout le sketch de clowns avec un petit lion sensé sauter dans un cerceau, interprété par des enfants de CP et de CE1.
Le clou du spectacle était pour la fin... Les clowns tant attendus sont enfin apparus sur scène pour un sketch de château hanté et de fantômes (Ça n'existe pas, les fantômes!)...
... et finalement, Spiderman est venu en personne nous présenter la nouvelle acquisition du cirque Medrano, la voiture Transformers, une véritable voiture, fabriquée à Los Angelès et dont le cirque a (pour le moment) l'exclusivité: elle se transforme en robot comme dans les dessins animés...
Pour en savoir plus sur le cirque Medrano, sur la vie des tigres, pour voir le petit chameau né il y a deux mois, ou pour revoir la voiture Transformers se transformer en robot, je vous recommande de regarder avec vos enfants la vidéo suivante, tournée en avril au Mans, où Vincent Ormasti, le directeur du cirque en tournée, ancien coiffeur de profession, nous permet de visiter les coulisses du cirque...
Fondé en 1897 par Geronimo Medrano, un clown né à Madrid en 1849, le cirque Medrano a aujourd'hui l'envergure d'un village à lui tout seul. Pas facile de déplacer toute l’année ce convoi de 2,5 km, avec ses quarante camions-remorques et ses vingt caravanes tractées qui transportent toujours de nuit quelques 120 personnes, 80 animaux et le stock de 10 tonnes de paille et foin...
L'équipe est composée d’une vingtaine d’artistes sous contrat à l’année et la centaine de salariés nécessaire (au siège, à Toulouse, 20 salariés assurent communication et administration). Beaucoup de corps de métiers sont présents : soigneurs, chauffeurs- monteurs, cuisiniers (les repas des salariés sont préparés et servis au village), mais aussi deux soudeurs, trois électriciens, trois mécaniciens, une intendante chargée de tous les achats. Un camion frigo permet de stocker 500 kg de bœuf et 300 kg de poulet pour 15 jours. Une lingère lave et repasse les tenues de scène des artistes dans un camion garde-robe spécialement aménagé. Les soigneurs sont formés spécifiquement selon les animaux respectant scrupuleusement les normes sanitaires draconiennes. Les éléphants, par exemple, doivent boire plus de 200 litres d’eau par jour.
Le jour du spectacle, le chapiteau était plein à craquer, ce qui a impliqué une attente pas toujours très facile pour nos petits, le temps de laisser entrer et s'installer toutes les classes.
Les tigres de Bengale ont eu l'honneur d'inaugurer le spectacle avec leur dompteuse Sarah Houcke. L'appréhension de certains s'est vite transformée en attention captivée.
Vous pouvez si vous le souhaitez l'écouter parler de ses "grands chats" dans la vidéo suivante:
D'autres animaux ont défilé sur la piste tout au long du spectacle: chameaux et lamas, éléphants, chevaux et poneys...
Les enfants ont aussi eu le plaisir de voir des acrobates réaliser certains des exercices qu'ils avaient eu même travaillé pour leur première représentation en janvier dernier, comme par exemple les cerceaux, et surtout le sketch de clowns avec un petit lion sensé sauter dans un cerceau, interprété par des enfants de CP et de CE1.
Le clou du spectacle était pour la fin... Les clowns tant attendus sont enfin apparus sur scène pour un sketch de château hanté et de fantômes (Ça n'existe pas, les fantômes!)...
... et finalement, Spiderman est venu en personne nous présenter la nouvelle acquisition du cirque Medrano, la voiture Transformers, une véritable voiture, fabriquée à Los Angelès et dont le cirque a (pour le moment) l'exclusivité: elle se transforme en robot comme dans les dessins animés...
Pour en savoir plus sur le cirque Medrano, sur la vie des tigres, pour voir le petit chameau né il y a deux mois, ou pour revoir la voiture Transformers se transformer en robot, je vous recommande de regarder avec vos enfants la vidéo suivante, tournée en avril au Mans, où Vincent Ormasti, le directeur du cirque en tournée, ancien coiffeur de profession, nous permet de visiter les coulisses du cirque...
Rencontre de théâtre scolaire au Fort de Bellegarde
Le mardi 14 mai a eu lieu pour la 3ème année consécutive la rencontre de théâtre scolaire, organisée par la Direction académique des Services départementaux de l'éducation
nationale des P.-O. Pour la première fois, des écoles maternelles participaient à cette rencontre théâtrale. Les classes de grande et de moyenne section de l'école maternelle du Pont du Diable ont participé à ces journées et on pu restituer tout le travail fait avec leurs enseignantes en matière de création de décors, de costumes, de mise en scène et de jeux théâtraux devant leurs camarades des écoles maternelles d'Arles sur Tech et de Saint Jean Pla de Corts.
Le matin, tous les enfants ont tout d'abord assisté au spectacle Le petit poussin rouge proposé par la compagnie Le Théâtre du Réflexe, établie à Canohès, à la salle des fêtes du Perthus.
Après une dernière séance de bisoux à Madame Pawloff (dite La petite poule rouge), les participants sont montés en autobus au fort de Bellegarde.
Après un pique-nique bien convoité dans la cour intérieure du fort, malgré la tramontane et les courants d'air glaçant les os, les animateurs ont improvisé diverses activités pour occuper les esprits avant la séance de maquillage.
C´était enfin l'heure de monter sur les planches. Je n'ai malheureusement pas pu assister à la représentation, mais je publie ci-dessous quelques photos de la répétition générale qui a eu lieu la veille devant les CP et les CE1 de l'école Pablo Picasso.
J'ai ouï dire que nos acteurs en herbe étaient nettement les meilleurs quant à la mise en scène, aux décors, aux costumes et à l'interprétation... Le conte constituait le thème commun aux représentations des trois écoles participantes.
Alors que les deux autres écoles représentaient Le petit chaperon rouge et Gentil petit loup, la classe des grands de l'école du Pont avait préparé La rateta que escombrava l'escaleta et la classe des moyens Els tres porquets (les trois petits cochons).
Nos artistes ont maintenant plusieurs répétitions à leur actif, ce qui augure d'un véritable succès lors de leur représentation théâtrale lors de la fête de l'école, le mardi 18 juin (vous pouvez d'ores et déjà réserver votre après-midi!)
Le matin, tous les enfants ont tout d'abord assisté au spectacle Le petit poussin rouge proposé par la compagnie Le Théâtre du Réflexe, établie à Canohès, à la salle des fêtes du Perthus.
Ce spectacle de marionnettes tout en vers, mis en scène et interprété
par la famille Pawloff, aborde le thème de la différence et raconte
l'histoire d'une petite poule rouge qui trouve une graine que personne
ne veut aider à planter : ni le chat bien gras, ni le rat dégoûtant, ni
le porc vorace, ni le gigantesque rat des champs, ni le perroquet au bec
crochu.
Les enfants s'interrogent tour à tour sur le sens de l'amitié et du
courage, du travail, de la récompense, bercés par des morceaux de compositeurs célèbres:
Mozart, Beethoven, Wagner, Puccini et Offenbach entre autres.
Après une dernière séance de bisoux à Madame Pawloff (dite La petite poule rouge), les participants sont montés en autobus au fort de Bellegarde.
Après un pique-nique bien convoité dans la cour intérieure du fort, malgré la tramontane et les courants d'air glaçant les os, les animateurs ont improvisé diverses activités pour occuper les esprits avant la séance de maquillage.
C´était enfin l'heure de monter sur les planches. Je n'ai malheureusement pas pu assister à la représentation, mais je publie ci-dessous quelques photos de la répétition générale qui a eu lieu la veille devant les CP et les CE1 de l'école Pablo Picasso.
J'ai ouï dire que nos acteurs en herbe étaient nettement les meilleurs quant à la mise en scène, aux décors, aux costumes et à l'interprétation... Le conte constituait le thème commun aux représentations des trois écoles participantes.
Alors que les deux autres écoles représentaient Le petit chaperon rouge et Gentil petit loup, la classe des grands de l'école du Pont avait préparé La rateta que escombrava l'escaleta et la classe des moyens Els tres porquets (les trois petits cochons).
Nos artistes ont maintenant plusieurs répétitions à leur actif, ce qui augure d'un véritable succès lors de leur représentation théâtrale lors de la fête de l'école, le mardi 18 juin (vous pouvez d'ores et déjà réserver votre après-midi!)
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