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dimanche 15 mars 2015

Ernest et Célestine: ose être toi-même!

Le jeudi 12 mars, dans le cadre du projet École et Cinéma, les enfants de toutes les classes de l'école Pablo Picasso sont allés voir Ernest et Célestine, film d'animation franco-belgo-luxembourgeois de 2012 qui s'inspire de la série d'albums illustrés pour la jeunesse de l'auteure et illustratrice belge Gabrielle Vincent.

Dans un monde clivé entre les "bons" et les "méchants", entre ceux qui vivent dans la société d'en haut et ceux qui vivent en bas, qui ne se rencontrent jamais, les adultes se consacrent à transmettre à leurs enfants les clichés et la peur d'autrui qui ont jusqu'alors justifié la vie en vase clos.



Ernest et Célestine est une ode à la tolérance et à l'ouverture d'esprit : pris dans un monde conventionnel où les souris sont dentistes de mères en filles et où les ours sont juges de pères en fils, nos deux protagonistes osent questionner et bousculer l'ordre établi. Ignorant le qu'en-dira-t'on ainsi que la haine que l'intolérance attise dans le coeur de leurs pairs, ils choisissent de laisser libre court à leur personnalité et à leur amitié.

C'est alors les méchants ne sont plus "les grands méchants ours", mais deviennent ceux et celles qui se laissent aveuglement guider par leur haine et leur intolérance. La curiosité d'Ernest et Célestine, leur esprit critique et leur tendresse mutuelle va briser les peurs racistes et obscurantistes qui ont jusqu'alors cimenté la vie en vase clos des deux mondes. Ils établissent un vase communiquant entre le monde d'en haut et le monde d'en bas, et alors rien ne peut plus être comme avant.

C'est Daniel Pennac lui-même qui a scénarisé les albums de Gabrielle Vincent, il a par la suite publié Le roman d'Ernest et Célestine. Écoutons Daniel Pennac parler de ce projet en cliquant ici.

jeudi 22 janvier 2015

Cinéma: Le chien jaune de Mongolie


"Tout le monde décède mais personne ne meurt". C'est sur ces mots que commence Le chien jaune de Mongolie, film germano-mongol de 2005 que les enfants de toutes les classes de l'école Pablo Picasso sont allés voir cet après-midi dans le cadre du projet École et cinéma.

Byambasuren Davaa

Dans la même lignée documentaire et ethnologique que Nanouk l'Esquimau, que nous avions découvert en décembre dernier, ce deuxième film de la réalisatrice Byambasuren Davaa, nous décrit la vie traditionnelle des nomades de Mongolie.



Nansal, une petite fille de six ans qui étudie à la ville, revient chez ses parents, qui vivent dans la steppe, pour les vacances d'été. Elle y retrouve sa sœur cadette, son petit frère et les tâches quotidiennes d’une famille de nomades.


Alors qu’elle ramasse des bouses de yak séchées pour le feu, elle trouve dans une grotte un chien abandonné qu’elle ramène avec elle. Mais son père pense qu’il va leur porter malheur et veut qu’elle s’en débarrasse. Nansal tente de le cacher, mais le jour où la famille doit démonter la yourte pour effectuer la transhumance, elle doit abandonner le chien.



Le film  explore le fossé séparant la vie nomade traditionnelle de celle de la grande ville, qui n'apparaît que sous forme d'objets rapportés dans la yourte (une louche en plastique, une petite peluche à piles, une lampe-torche). La réalisatrice déclare que : « les thèmes principaux du film sont les suivants: Dans quelles croyances, selon quelles valeurs éduque-t-on les enfants aujourd'hui? La tradition et la modernisation peuvent-elles cohabiter ? Que signifie la 'vie moderne' lorsque l'on vit en nomade ?"


Les protagonistes du film ne sont pas des acteurs mais les membres d'une même famille, ce qui situe le film à cheval entre la réalité documentaire et la fiction, encore une fois dans le prolongement de Nanouk l'Esquimau.


L'histoire est d'ailleurs inspirée d'un conte mongol de Gantuya Lhagva, qu'une vieille femme raconte à Nansal:

« Jadis, une famille très riche vivait dans ce pays. Les parents chérissaient leur enfant, une jeune fille ravissante. Un jour, elle tomba très malade. Aucun médecin ne parvenait à la soigner. Son père demanda conseil à un sorcier, qui déclara : «Le chien jaune est fâché. Chassez-le de votre maison.» Le père, incrédule, répondit : «Pourquoi ? Il protège les miens et notre troupeau. Ma fille l’aime tendrement.» “J’ai dit ce que j’avais à vous dire, il n’y a point d’autre remède.» insista le sorcier. Vous savez ce que vous devez faire.» Le père n’eut pas le coeur de tuer son chien jaune. Mais sa fille devait absolument guérir. Alors il décida de cacher le chien dans une cave dont il ne pourrait s’échapper, et où nul ne le retrouverait. Chaque jour, il quittait la maison pour lui apporter à manger. La santé de sa fille commençait à s’améliorer, chaque jour, elle reprenait des forces. Un matin, lorsque le père arriva devant la cave, le chien avait disparu. Sa fille se rétablit complètement. Le secret de sa guérison était le suivant : elle était tombée amoureuse d’un jeune homme, qu’elle rencontrait parfois, secrètement. Grâce au chien jaune, qui éloignait son père quotidiennement de la maison, elle put chaque jour retrouver le garçon qu’elle aimait.»

Le petit chien, « Tatoué », est-il la réincarnation du chien jaune ? Il symbolise en tout cas l’adaptation entre tradition et modernité. Les nomades ne peuvent  se permettre de s’attacher à des animaux de compagnie, les chiens s’associent aux loups et attaquent les troupeaux…le père a donc toutes les raisons de refuser la venue de cet animal et pourtant dans sa quête d'émancipation, la petite fille scolarisée à la ville veut le garder et s’oppose à l’autorité paternelle. Rien n’étant immuable c’est l’action du petit chien qui. en sauvant le bébé tombé du chariot utilisé pour la transhumance, obtient finalement sa place dans la famille.



Le cycle de la transhumance et des réincarnations peut alors se remettre en marche, et la vie reprend son court, ponctuée de brèves rencontres avec la vie "civilisée", tout comme cette voiture coiffée d'un haut-parleur qui dans la scène finale croise le chemin de la famille, appelant les citoyens mongols à voter aux prochaines élections. Les cercles sont omniprésents dans le film: tout comme le plan de la yourte ou les objets de forme arrondie utilisés par les nomades, tout est cyclique: rien n'est immuable; tout le monde décède mais personne ne meurt...


LE CHIEN JAUNE DE MONGOLIE : BANDE ANNONCE VOST por ARPSELECTION


jeudi 4 décembre 2014

Cinéma: Nanouk l'Esquimau

Aujourd'hui, professeurs et enfants de l'école Pablo Picasso du CP au CM2 (ainsi que les parents accompagnateurs) sont allés au cinéma Le Cérétan pour voir Nanouk l'Esquimau, de Robert J. Flaherty, dans le cadre du projet École et Cinéma.




Presque 100 ans nous séparent des premiers jours de tournage de Nanouk l'Esquimau, au lendemain de la Première Guerre Mondiale. Ce film est considéré comme le pionnier du genre documentaire tel qu'on le connaît aujourd'hui. L'énorme succès de l'époque a en effet contribué à la création d'un courant cinématographique nouveau, le cinéma vérité (pour rappel, Charlie Chaplin tournait la même année The Kid. La ruée vers l'or, que les enfants ont vu dans le cadre d'école et cinéma il y deux ans, date de 1925). Grâce à Nanouk l'Esquimau, les cinéastes ont compris qu'ils pouvaient réaliser des chef-d'oeuvres sans acteurs, avec un scénario montrant les gens dans la vie de tous les jours.






Pour preuve du succès retentissant du film à sa sortie, lors de la projection aux États-Unis, on commença à vendre à l'entracte des crèmes glacées récemment brevetées, les Eskimo pies: la tradition de vendre des Esquimaux glacés dans nos salles date ainsi de ce film.   




Le film a été produit par la société Révillon Frères, fourreurs parisiens. Leur apport financier a permis de libérer les Inuits de leur obligation de chasse car ils étaient payés pour tourner: Nanouk l'Esquimau est donc aussi le premier film publicitaire! 




Pendant deux années, entre 1919 et 1921, le cinéaste a vécu la rude vie de Nanouk et de sa famille dans le Grand Nord canadien. Il a volontairement laissé de côté le regard objectif de l'ethnologue pour au contraire prendre le parti de mettre en scène la vie de cette famille inuit, pendant deux saisons: l'été et l'hiver. 


La séquence initiale crée un effet de comique : à la manière du numéro classique de clowns qui sortent à n'en plus finir d'une voiture minuscule, Flaherty utilise la magie du cinéma, le coupage des plans et le montage pour présenter la famille d'Inuits. Nanouk arrive dans son kayak et en descend, son fils en sort à son tour puis aide sa femme à en sortir, et ainsi successivement tous les membres de la famille sortent du kayak jusqu'au dernier petit chiot né au printemps précédent. De même, dans la scène de chasse au phoque (capture qui dure habituellement entre 2 et 3 jours), Nanouk tombe et retombe sans relâche sur la glace dans diverses positions. Les enfants ont tout de suite perçu le côté comique et les éclats de rire ont commencé à fuser dans la salle. Par de telles scènes,  le cinéaste réussit à créer une connivence, une sympathie du spectateur envers Nanouk et sa famille, dans l'objectif de promouvoir une meilleure compréhension entre les peuples. 


« Par mes films je m’efforce de faire connaître un pays et les gens qui y vivent sous leur aspect le plus authentique. Je me sers des personnages réels, des gens qui vivent dans les endroits où je tourne, parce qu’en fin de compte ils sont les meilleurs acteurs. [...] Aujourd’hui plus que jamais, le monde a besoin de promouvoir la compréhension mutuelle des peuples. Le besoin que je ressentis de faire Nanouk vient de mon admiration pour ce peuple. Je désirais communiquer cela aux autres. C’était ma seule raison de faire le film. » Robert Flaherty. 




À noter qu'à la sortie du film, quelques ligues de vertu se sont offusquées des seins d'une des femmes dévoilés à l'écran. Nos enfants ont d'ailleurs aussi été réactifs à cette scène...

Nanouk, mondialement connu grâce au film, mourra de froid et de faim deux ans après le tournage, s'étant perdu sur la banquise après être allé chasser le renne à l'intérieur des terres.

Voici donc Nanouk l'Esquimau, à voir et à revoir... 


vendredi 21 juin 2013

Cinéma: le cheval venu de la mer

Cliffs of Moher, Irlande

Le vendredi 14 juin, tous les enfants de l'école Pablo Picasso sont allés voir le film Le cheval venu de la mer dans le cadre du projet École et cinéma auquel participe l'école. Ce projet organisé par le CNC (Centre National du Cinéma et de l'image animée) propose aux élèves, de la grande section de maternelle au CM2 de découvrir des œuvres cinématographiques lors de projections organisées spécialement à leur intention dans les salles de cinéma, en l'occurence au cinéma Le Cérétan.


Ils commencent ainsi, grâce au travail pédagogique d'accompagnement conduit par les enseignants et les partenaires culturels, une initiation au cinéma. Tout au long de l'année scolaire les enfants ont vu divers longs-métrages, tels que Ponyo sur la falaise d'Hayao Myazaki, La ruée vers l'or de Charlie Chaplin ou encore Zarafa la girafe de Rémi Bezançon.



Le cheval venu de la mer, réalisé en 1993 par Mike Newell, se déroule en Irlande: Ossie et Tito, deux jeunes garçons d'origine gitane, vivent seuls avec leur père, nomade sédentarisé et veuf, dans la banlieue de Dublin. Leur grand-père ne renonce pas à leur faire reprendre leur véritable existence de nomades et revient un jour avec un magnifique cheval blanc qui l’a suivi depuis la mer. Très vite, Ossie montre qu’il a hérité du "don" : lui seul peut monter le cheval. Les enfants adoptent l’animal et alors commence l’aventure...


Les magnifiques images sur fond de musique celtique permettent d'aborder des thèmes existentiels : quête de la mère disparue, poids des traditions et des secrets, la liberté,  la recherche de l'origine… Le film évoque le conte de fée, avec son cheval blanc doué de pouvoirs merveilleux, et s'accroche en même temps au réel le plus cru en dénonçant le racisme dont sont victimes les gens du voyage en Irlande.



lundi 21 janvier 2013

La piste aux artistes

Dans le cadre du projet "Cirque", les enfants de CP, CE1 et CM1 s'entraînent depuis quelques semaines à produire des numéros qu'ils représenteront sous peu lors d'un petit spectacle, tout d'abord devant les enfants de l'école maternelle, puis devant les parents.


Voici donc un avant-goût de ces ateliers, au cas où vous voudriez vous entrainer avec eux à la maison à faire tourner des assiettes...













ou à travailler l'équilibre en mouvement sur des rouleaux .
















Ça n'est pas si facile que ça en a l'air - observez bien la position des pieds...

Finalement, si vous préparez un numéro de funambule, rien de tel que de s'entraîner sur de fines poutres au sol:













*********









Voici maintenant le temps de ranger les costumes au vestiaire et de se prélasser devant l'un des scènes cultes du film The Circus, réalisé par Charlie Chaplin en 1928, et que certains enfants ont vues en classe:









Swing little girl
Swing high to the sky
And don’t ever look at the ground

If you’re looking for rainbows

Look up to the sky

You’ll never find rainbows

If you’re looking down


Life may be dreary
But never the same
Some day it’s sunshine

Some day it’s rain

Swing little girl
Swing high to the sky
And don’t ever look to the ground
If you’re looking for rainbows

Look up to the sky

But never, no never, look down


samedi 22 décembre 2012

Cinéma: Zarafa la girafe

Vendredi 21 décembre, avant le goûter de fin d'année, les enfants de CP et de CE1 sont allés voir le film d'animation Zarafa la girafe (Rémi Bezançon, 2012).


Ce film s'inspire librement de l'histoire de la girafe offerte à Charles X par Méhémet Ali, vice-roi d'Égypte en 1826. Arrivée en 1827, cette girafe fut la première à entrer en France, et la troisième à entrer en Europe (la première étant arrivée à Florence en 1486).


Transportée depuis le Soudan jusqu'à Marseille dans un bateau spécialement aménagé pour laisser passer son long cou, elle vécut pendant 18 ans dans la ménagerie du Jardin des plantes à Paris.


Plus de 600.000 personnes vinrent l'admirer et sa présence déclencha un véritable phénomène de girafomania au début du XIXème siècle.













Synopsis : Sous un baobab, un vieil homme raconte aux enfants qui l’entourent, une histoire : celle de l’amitié indéfectible entre Maki, un enfant de dix ans, et Zarafa, une girafe orpheline, cadeau du Pacha d’Egypte au Roi de France Charles X. Hassan, prince du désert, est chargé par le Pacha de conduire Zarafa jusqu’en France mais Maki, bien décidé à tout faire pour contrarier cette mission et ramener la girafe sur sa terre natale, va les suivre au péril de sa vie. Au cours de ce long périple qui les mènera du Soudan à Paris, en passant par Alexandrie, Marseille et les Alpes enneigées, ils vont vivre mille péripéties et croiser la route de l’aéronaute Malaterre, des étranges vaches Mounh et Sounh et de la pirate Bouboulina…



Ce film, qui rappelle par certains aspects Kirikou et la sorcière (Michel Ocelot 1998), de par le petit héros à la volonté de fer mais encore par la présence du grand-père narrateur, aborde des thèmes aussi divers que l'esclavage, les mirages dans le désert, les bédouins, les premiers voyages en ballon, la monarchie, la réincarnation, les animaux dans les zoos, la liberté et la loyauté.

Pensé comme une adaptation libre de l'histoire de la première girafe a fouler le sol français, le film a déclenché la polémique. Plutôt que de coller à la réalité, le film emprunte des airs de conte pour ajouter de l’aventure au voyage de la girafe.



 «Je voulais me réapproprier l’histoire. En ayant un conteur dans le film, nous avons pu prendre ce qu’on avait envie de prendre et recréer une aventure extraordinaire, un peu inspirée de Jules Verne» révèle Rémi Bezançon. Ce à quoi  Catherine Vadon, maître de conférence au Museum d'Histoire Naturelle, rétorque que «la vraie histoire est aventureuse, exotique, elle se suffit à elle-même. Nous avons voulu rétablir la vérité, pour l’image du Muséum.»  Le Museum a en effet décidé de répondre au film par une exposition, La véritable histoire de Zarafa.


Au cœur de la polémique, il y a l’image de la Ménagerie du Jardin des plantes, renvoyée par le film: une prison inadaptée à la petite girafe, d’où le petit héros, Maki, essaye en vain de la délivrer. «J’ai un souvenir, quand j’étais petit, de balades dans le Jardin des plantes: je voyais ce loup tout pelé qui tournait en rond dans sa cage de cinq mètres carrés. Je voulais, par ce film, dénoncer les zoos: c’est un film sur la liberté et j’aimerais que les enfants aient des réflexions sur ce que c’est d’être libre», justifie Rémi Bezançon.


Quoi qu'il en soit, ce qu’est devenue Zarafa reste un mystère, même pour le Muséum. Empaillée à sa mort en 1845, elle est arrivée dans au Musée d'Histoire Naturelle de La Rochelle en 1930. Entre les deux, on perd sa trace, et en comparant des dessins de 1827 avec le spécimen présenté aujourd’hui «quelque chose ne colle pas», reconnaissent les conservateurs. Certains pensent qu’elle a été confiée après sa mort à un musée de Verdun où la Première guerre mondiale l’aurait considérablement abimée, d’autres qu’elle aurait été emportée dans les tranchées pour effrayer l’ennemi… Zarafa peut continuer à faire couler de l’encre et de la pellicule.














dimanche 16 décembre 2012

Cinéma: Rebelle

Samedi 15 décembre, nombre d'enfants et de parents de toutes les écoles de Céret se sont rendez-vous au cinéma Le Cérétan pour voir le film Rebelle (le titre original en anglais est Brave), en deux séances offertes gracieusement par la mairie de Céret. Nous étions à la séance de 14 heures et la salle était bien pleine!

Dans cette animation sortie dans les salles françaises en août dernier, les studios Walt Disney - Pixar racontent, avec l'Écosse médiévale en toile de fonds, l'histoire d'une princesse qui ne veut pas de son destin de princesse. À noter: c'est le premier film de Pixar dont l'héroïne est une femme! Les décors sont puisés dans les Highlands écossais; pour créer le château de DunBroch, les réalisateurs se sont inspirés du célèbre Eilean Donan Castle:


ainsi que du Dunnottar Castle:




Le fameux cercle de pierre du film vient quant à lui du site mégalithique de Callanish, situé sur l'île Lewis, au nord-est de l’Écosse:

 

Petits personnages magiques de Rebelle, les feux follets, ces êtres bleus minuscules qui mènent Mérida sur le bon ou le mauvais chemin, ont été inspirés aux réalisateurs par une légende écossaise. Celle-ci raconte que les feux follets conduisent ceux qui veulent bien les suivre soit vers un trésor, soit vers la mort... A l'origine de cette légende, malheureusement, rien de bien magique ! Les feux follets sont en réalité les manifestations du gaz naturel créé par la végétation, principalement aux abords des marécages et des marais. Ce gaz composé de méthane s'enflamme alors au contact de l'air, produisant de petites flammes bleues.



Pour ceux qui n'ont pas pu le voir et aussi pour ceux qui l'ont vu et voudraient en revoir quelques extraits, voici la bande-annonce du film:



PS: il ne faut pas oublier le magnifique court-métrage qui précède ce film, La Luna, réalisé par Enrico Casarosa pour Pixar: rien que pour le voir, cela vaut la peine de se déplacer!


Un grand merci donc à la mairie de Céret! 

vendredi 7 décembre 2012

École et cinéma - Ponyo sur la falaise - La ruée vers l'or

L'école élémentaire Pablo Picasso participe, en partenariat avec l'Institut Jean Vigo de Perpignan, au projet École et cinéma. Il s'agit d'un projet organisé par le CNC (Centre National du Cinéma et de l'image animée) qui propose aux élèves, de la grande section de maternelle au CM2 de découvrir des œuvres cinématographiques lors de projections organisées spécialement à leur intention dans les salles de cinéma. Ils commencent ainsi, grâce au travail pédagogique d'accompagnement conduit par les enseignants et les partenaires culturels, une initiation au cinéma.

Dans le cadre de ce projet,  le 19 octobre, les enfants sont allés voir au cinéma Le Cérétan le long-métrage d'animation Ponyo sur la falaise d'Hayao Myazaki (autour de Le voyage de Chihiro) et ils ont travaillé sur le thème de la vague et des tsunamis.

La grande vague de Kanagawa, estampe de Hokusai, 1830

Voici la bande annonce de ce film d'animation, qui peut être considéré comme une lecture du célèbre conte d'Andersen, La Petite Sirène, et où le cinéaste japonais aborde ses thèmes de prédilection - l'influence néfaste des hommes sur leur environnement naturel et les catastrophes entraînées par le non-respect des règles dictées par la Nature:



Le vendredi 7 décembre, toutes les classes de l'école élémentaire sont allées le film de Charles Chaplin, La ruée vers l'or, dans sa version sonorisée (1942) où Charles Chaplin écrit un accompagnement musical et fait la voix du narrateur tout en doublant celle des acteurs.

Voici quelques scènes d'anthologie de ce film clé de l’histoire du cinéma mondial, qui ont fait rire des générations de cinéphiles et ainsi que nos enfants au cinéma Le Cérétan ce vendredi, à revoir en famille :

La danse des petits pains



La scène de la chaussure